12 Janvier 2005, Port-of-Spain
Après cinq merveilleuses journées
à jouir des plaisirs de la vie à
Je le fais un peu à regret. En
effet, moi qui nageais un peu comme une roche pleine de trous, voilà qu’après
quelques cours je me débrouille maintenant passablement bien.
À tel point que, vainquant ma crainte habituelle, j’ose même
m’initier à la plongée sous-marine. Oh
! pas creux, tout de même ; seulement quelques mètres.
Mais pour moi, c’est déjà tout un exploit !
J’ai tellement adoré l’expérience que je me promets de remettre ça
à la première occasion.
Je reçois l’autorisation de décoller à 12 : 45 hres.
J’ai choisi cette journée-là car, selon la météo, on annonce de la
pluie dans les prochains jours. Un
vol direct sans histoire de
Je me trouve une chambre (merci Den) à prix très
raisonnable (7 $ US) chez Lyn’s Guests House, à l’extrémité de la rue
Park. L'endroit
est propre et... très sécuritaire grâce à la présence d'un gardien armé la
nuit. Je garde en mémoire que,
surtout à cause de la pauvreté, les drogues et l’alcool, Port of Spain est
une des villes ayant un des plus hauts taux de criminalité au monde : ça
tourne autour de 1000 meurtres par année pour une population d’environ 1,3
million habitants. J’éviterai
donc les ruelles et les coins sombres lors de
mes déplacements.
Le
premier soir, au bar de mon hôtel, je suis invité à boire quelques verres de
rhum avec une bande de joyeux fêtards. Ma
première réaction est de refuser poliment leur offre.
Mais comme ils insistent un peu, et les trouvant finalement sympas, je me
laisse gagner. Je ne l’ai pas
regretté. À un point tel que
j’ai même accepté leur invitation à une partie de "limin" pour le
lendemain soir (limin = faire la foire).
Effectivement,
le lendemain, ils sont venus me chercher et nous avons fait le tour de leurs
amis tout l'après-midi avec bien entendu, un peu de rhum à chaque arrêt.
Tard le soir, nous avons fini ça chez Terry, tout en haut, dans les
montagnes de la péninsule de Diego Martin.
Narva, Carol, Sonny, Terry, Andy et Lydie, Scobie et moi avons passé de
bons moments. Suite à un bon dîner
nocturne de "breadfruit
oildown", Scobie m'a ramené, aux petites heures du matin, alors que
les autres continuaient leur "limin" dans une autre partie de l'Ile.
La levée du corps a été particulièrement difficile, le lendemain matin. Mais puisque je voulais m’offrir une ballade touristique dans les rues de la ville avant de récidiver, tel que promis, avec la plongée sous-marine... Finalement, après une bonne douche, je retrouve intactes la plupart de mes facultés, dont celle de m’offrir un bon petit déjeuner, au resto de l’hôtel.
Comme j’ai environ trois bonnes heures avant d’aller faire joujou
avec les poissons du voisinage, j’en profite donc pour voir
ce qu’a à m’offrir la capitale de Trinidad & Tobago.
Parti à pieds depuis à peine quelques minutes, une surprise de taille
m’attend alors que, passant devant un café, toujours sur la rue Park, on a érigé
une lourde grille devant le bar comme tel.
Un insulaire m’explique que c’est un équipement standard dans les
cafés, à Trinidad, afin de protéger le propriétaire ou le gérant.
Encore plus convaincu de ne pas me montrer trop téméraire une fois la
nuit tombée, je me retrouve devant le parlement, «