6 Janvier 2005, Le Lamentin

Je suis sur Antigua depuis le 31 décembre. J’y ai passé le réveillon du nouvel an avec Peps ou nous avons écumé (et le mot est faible) les bars d’Antigua. Dans notre recherche de la bière ultime, ONE BEER TO RULE THEM ALL, nous avons trouvé la Wadadli. U ne excellente lager nommé selon le nom Amérindien de l’île.  

Ce fut 4 jours de fête au rythme de la musique des îles et des belles Antillaises.  

En ce 3 janvier de l’an de grâce 2005, je relax au soleil sur le bord de la piscine en cachant mes yeux rouges derrières mes verres fumées. Je savoure une bonne bière de chez-moi, une Molson Export que ma charmante épouse m’a fait parvenir par courrier pour les fêtes de fin d’année. Soudain, la musique s’arrête sur la terrasse de l’hôtel et j’entend..  

« Mister Parrradddissss as a phone call »  

Ahhh ces Anglophones n’apprendront jamais à bien prononcer mon nom. Je me dirige donc vers la réception du luxueux hôtel et Peps et moi résidons et prend un appareil.  

-Allo ?

Une voix d’outre-tombe me répond :

-You are Mister Parrradissss ?

-Paradis ! Oui c’est moi.

-You faire very attention à you, Papa III is looking pour vous…..  

Et la voix sans nom raccroche immédiatement.  

Je file donc en vitesse rejoindre Peps et lui explique que notre couverture est brûlé et que Papa III est sur nos trace.  

Nous ne faisons ni un ni deux et nous dirigeâmes vers VC Bird Intl et nous donnâmes rendez-vous à La Martinique ou mes contacts Français m’aideront à nous trouver une planque sûre pour les prochains jours.  

Je pris quand même le temps de me monter un plan de vol fantastique pour bien visiter la région. Je volerai d’île en île jusqu'à TFFF. Je reçu l’autorisation de me diriger vers la piste de décollage mais ce fut interminable. J’étais quatrième derrière un American Airlines et 2 Liat. Vingt minutes plus tard, je décollais vers les îles Française de La Guadeloupe.  

Il y avait ce jour-là une couche nuageuse qui néanmoins me permit de bien profiter du paysage. Un peu plus d’une heure plus tard, alors que le soleil se couchait sur la mer des Caraïbes, j’amorçai mes manœuvres d’approche sur Le Lamentin. J’eu droit à tout un spectacle de couleurs dans les cieux de La Martinique.  

Ma descente et mon approche au dessus de la baie se déroulaient en douceur. Soudain, alors que je ne suis qu’à quelques centaines de pieds de la piste, mon Caravan fut secoué en tout sens. Il était trop tard pour remettre les gaz. Du moins, c’est que je me suis convaincu. Et entamai une sérieuse bataille avec le manche à balai et tentai de poser le coucou intact sur la piste. Ce que je fit quelques secondes plus tard (et des marques visibles dans mes sous-vêtements ajouterez-vous) et posai l’appareil en un seul morceau sur la piste. Je ne peux pas affirmer que ce fut en douceur mais ce fut moins pire que je l’avais imaginé.

Encore aujourd’hui, plusieurs jours après, je n’arrive pas a expliqué ce qui s’est passé. J’ai eu la chance de voir les images de mon atterrissage qu’un local avait pris avec sa caméra vidéo. Il n’y a aucun autre appareil qui aurait pu me causer de sérieuse turbulence. A voir les images effrayante (j’utilise ce mot pour mettre le lecteur en haleine) on a l’impression qu’un King Kong s’amuse a brasser mon appareil tel un minuscule hochet.  

M’enfin, je suis en vie, allons découvrir cet île et ses divins nectars…