30 Décembre, Antigua

St Maarten – Antigua, Histoire d’un désastre

Tout semblait parfait. Pourquoi ne suis-je pas demeuré plus longtemps dans cet endroit paradisiaque. Un magnifique vol m’avait emmené sur St Maarten et je n’avais qu’à relaxer et prendre du bon temps. Mais n’est-ce pas le but de l’aventure ? Décoller vers de nouvelles destinations au lieu de s’accrocher quelque part ?  

St Maarten fait vraiment parti des endroits ou je pourrais vivre et m’incruster. Des plages à couper le souffle et des installations fantastiques.  

Je passai une soirée magnifique en bonne compagnie au Bamboo Bernies. Prenez le temps de suivre le lien et vous comprendrez. La Heineken coulait à flot dans ce bar au rythme de la musique reggae que j’adore.  

Le lendemain, je pris mon bagage et me dirigeai en marchant vers l’aéroport pour y déposer mon plan de vol. J’avais l’intention de voler d’île en île jusqu'à rejoindre Antigua. Je décollai donc en fin d’après-midi et me dirigeai vers St Barthélemy, petite île Française. De là, je tournai au sud vers Oranjestad. Je poursuivi ma route ensuite vers Basse Terre sur St Kitts & Nevis. Le vol se passait en douceur et j’en suis venu à relâcher ma vigilance. Je laissai le Caravan dans les mains du pilote automatique et branchai mon portable sur Internet, par satellite pour prendre mon courrier. Je me laissai prendre et entrepris de répondre aux courriers de mes fans qui suivent mes aventures.  

Soudain, l’avertisseur de bord de mon fsfk retentit et hurla 2500 feet , 1000 feet , 500 feet… je levai les yeux à toute vitesse et je vis avec horreur, une montagne droit devant ! Je laissai tombai le portable, débranchai le pilote automatique et tirai de toute mes forces sur le manche pour me sortir de là. Je voyais la montagne grossir a vue d’œil devant moi et je voyais ma vie défiler dans ma tête. Je veux bien passer le restant de mes jours sous les tropiques mais pas dans une boîte sous terre ! Je cabrai l’appareil le plus possible et réussi à frôler le sommet des arbres. J’étais en sueur et le cœur battait la chamade. Il s’en ai fallut de peu pour que mon aventure se termine ici sur St Kitts.  

Je me calmai et passai le reste du vol sur mes gardes, surveillant de prêt mes cadrans et avertisseurs. J’ai donné un bon coup sur la mécanique et j’espère que mon Caravan tiendra le coup jusqu’à destination.  

Ce qu’il fit et je me posai sur Antigua à 16 :23, heure local. Je retiens une solide leçon de cette aventure. Je ne relâcherai plus ma concentration au risque de terminer mon tour du monde.