17 Décembre,
Punta Cana, République Dominicaine
Je ne restai que 2 petites journées sur le sol Haïtien et
je n’y fis pas la fête. Il serait indécent de faire la fête ici dans ce
milieu si pauvre et ravagé. Je me rendis dans la région de Gonaïves, qui fut
durement touché par l’ouragan Juan il y a quelques mois et donnai de mon
temps a aider les gens dans les tâches de nettoyage de la ville. À
l’approche de la période de Noël, un séjour ici vous replace les priorités
à la bonne place et vous donne une bonne dose d’humilité. Cela me fit aussi
un grand bien de pouvoir parler ma langue maternelle, le français.
Je retournai à Les Cayes et récupéré mon appareil
toujours stationné aux abords de cette petite ferme. Mon plan de vol prévoit
me faire monté un peu vers le nord-est au dessus de la capitale Port-au-Prince
et de revenir vers la côte sud de l’île jusqu'à Punta Cana.
Le ciel est assez couvert et les prévisions météorologiques
sont loin d’être encourageante. La mauvaise température semble vouloir me
suivre depuis que je suis parti de Montego Bay. J’aurai peut-être dut faire
comme John et rester là-bas a profiter de la vie.
Le
décollage de Les Cayes a de quoi rendre un peu nerveux. La piste est dans une
sorte de cuve naturelle et il y a un massif montagneux à l’extrémité. Mais
mon fidèle Caravan en a vu d’autre et j’ai pleine confiance en lui.
Je m’arrache du sol avant la fin de la piste et m’envol
vers mon premier point, Port-au-Prince. Je demeurai sous la couche nuageuse pour
avoir vu sur le magnifique paysage montagneux de l’île. Même vu d’en haut,
on peu y apercevoir l’extrême pauvreté de la population.
Peu après Port-au-Prince, je tourne vers l’intérieur de
l’île en direction de Santo
Domingo. Le ciel se couvre de plus en plus et à une trentaine de mile avant la
capitale Dominicaine, la pluie et le vent viennent me secouer violement. Un
regard sur mon radar me montre que rien ne va s’améliorer car au contraire,
je file tout droit dans la tempête.
Le soleil se couche rapidement en cette saison et dans
cette région du globe. Je me retrouve donc rapidement en pleine noirceur. Les
contrôleurs aériens ont fait un boulot remarquable car je me retrouve
directement enligné sur la piste à Punta Cana. Je leur dois d’ailleurs
plusieurs Muchos Gracias.
Il est 18 :35 lorsque je tir la manette du frein de stationnement et sors de l’appareil pour un cours séjour en République Dominicaine.