9 Décembre 2004, Santiago de Cuba, Cuba

Je ne passai qu’un jour à La Havane mais ce fut très intéressant. J’eu drois à une petite réception au palais Présidentiel ou je rejoignis Jack qui était à La Havane depuis quelques jours. Nous rencontrâmes (Jack est mon traducteur officiel et j’ai hâte de lire comment il traduira « rencontrâmes ») Fidel en personne et quelques journalistes de l’organe de presse officielle de Cuba. Les Canadiens dépensent beaucoup en vacances à Cuba, je fus donc reçu avec beaucoup de classe et de dignité.  

Après la réception, Jack et moi nous rendîmes (alors comment on traduit celui là Jack ?) dans cette magnifique cité coloniale qu’est La Havane où nous écumâmes (ou est-ce écumirent ? ) enfin, où nous avons vider les bars. (still like to be translator Jack ?) Un grand merci à Fidel qui nous fournis pour la soirée une voiture officielle ainsi qu’une escorte. (Deux escortes je devrais plutôt dire mais bon, ma conjointe lis mes rapports et elle ignore tout de mes fantasme par rapport aux rousses) (Jack, in case you wonder, rousse mean redhead) Pour faire une histoire courte, disons que ce fut une nuit de bière, de rhum, de cigares et de meringue.  

Je me suis donc levé ce matin avec l’impression d’avoir un régiment battant la campagne dans la Baie des Cochons dans ma tête. Je me suis dis, si je demeure ici une nuit de plus, je suis bon pour les alcooliques anonymes à raconter ma vie. Je pris donc mon courage à deux mains (pour les sceptiques, je suis si courageux que je dois prendre deux mains pour prendre tout mon courage) et appelai la réception de l’hôtel pour un taxi vers l’aéroport José Marti.  

À l’arrivée à l’aéroport, les mains encore tremblantes, je sus (dommage, avoir été plusieurs, j’aurais pus encore une fois utiliser le passé simple et mettre Jack en problème avec « nous sûmes) immédiatement que je ne serai incapable de lire une carte et de planifier un vol. Après un bref aperçu de la mappe de Cuba, je sus immédiatement que je pouvais me faire un petit VFR pépère en suivant la côte.  

Je remplis donc en vitesse les formalités à l’aéroport, qui furent réduites grâce à la renommé du Six Pack, et me dirigeai vers la parking de la « General Aviacion » pour y rejoindre mon Fidel Caravan, compagnon d’aventure.  

Après le plein de carburant, la check-list, on me dirige vers la piste 24 d’où je m’envolerai vers Santiago de Cuba, complètement à l’opposé de la Perle Noire des Antilles. Je pris soin de me garder un petit sac au cas où je ne me sentirais pas bien en vol.  

Ce fut un magnifique vol sans histoire. Sous un ciel radieux, je longeai la côte Cubaine jusqu’à la pointe sud-est à Santiago de Cuba. À l’approche de Santiago de Cuba, il y a une chaîne de montagne qui traverse l’île. Je me suis payé un petit challenge en cherchant une vallée au lieux de prendre le chemin facile en rejoignant la côte.  

Deux heures trente  après avoir décollé, je posai les roues sur l’aéroport Antonio Macéo d’où je repartirai demain vers la Jamaïque.